Any Ever

Lundi 17 octobre, foule au Palais de Tokyo et au Musée d’Art moderne de la ville de Paris.

Au Palais de Tokyo, je rencontre John Armleder dont l’installation d’oeuvres d’artistes amis le révèle autant que ses propres créations. Esprit cosmopolite, composite, cathodique. Je l’aime autant que son travail.

En face, cela déménage: Ryan Trecartin et Lizzie Fitch ont pris possession du Musée, à quelques mètres des sculptures fortes et statiques de Baselitz. Face à l’univers « stabile » de ce dernier, l’environnement « mobile » des deux jeunes californiens à l’avant-garde du numérique, de l’installation, de la musique électronique, de la recherche acoustique, de la mode, du design,etc. J’y retrouve l’inspiration trash de Paul McCarthy et de certains artistes allemands montrés au Magasin de Grenoble. Le mouvement, l’énergie, l’audace, la maîtrise des technologies mais aussi la beauté des fulgurances notamment colorées laissent baba.

Il faut y courir si l’on veut comprendre une lame de fond. Berlin n’a pas le monopole de l’énergie créative. Cela fait plaisir de voir la scène côté Ouest se réveiller même si la notoriété de Ryan Trecartin est déjà installée depuis quelques années. J’aime aussi que quelques collectionneurs français le comptent parmi les artistes de leurs collections privées.

Qui parle encore de la faiblesse de nos collectionneurs ?

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