La Maison du Conte de Chevilly-Larue

Mercredi 19 octobre, je me suis rendu à Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne. Le rendez-vous était fixé à la Maison du Conte – ancien atelier du sculpteur franco-polonais Morice Lipsi – avec le maire de Chevilly Christian Hervy, le directeur de cette scène conventionnée Michel Jolivet, ainsi qu’Abbi Patrix, artiste conteur.

Je repense aux propos de Michel Jolivet, « si l’on se pose la question de la culture dans notre société, on ne peut éviter d’aborder la place de la littérature orale, la place des conteurs ».

Selon moi, les arts de l’oralité prennent en effet une place que l’on ne peut ignorer au sein du spectacle vivant, aussi bien à travers le folklore des contes populaires, que de l’épopée, ou encore de la fable philosophique. La France, à travers l’histoire et la langue, peut ainsi être considérée comme le berceau de cette tradition orale, transportant les histoires et véhiculant un imaginaire collectif.

C’est à l’origine un désir de parole et de récits communs qui a poussé ces hommes à s’engager dans cette démarche originale, autour d’une équipe structurée, d’une bibliothèque de contes, d’artistes en résidence, et d’un laboratoire, véritable espace pluridisciplinaire de recherche, d’improvisation et de création.

Aujourd’hui, la dynamique remarquable initiée par la Maison du Conte n’a  guère besoin de reconnaissance tant la réputation de l’établissement transcende les frontières.

En revanche, c’est incontestablement sur ce type de lieux « repères » que le Grand Paris de la Culture doit s’appuyer. Il s’agit de renforcer sa renommée métropolitaine, et de tirer profit de la valeur éducative de cet établissement, qui forme les enseignants et éveille les jeunes enfants…

© Maison du Conte

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