« Paris, en France »

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Je trouve ce joli titre dans un livre remarquable, consacré à « La France des écrivains. Eclats d’un mythe (1945-2005) », publié par les Presses Sorbonne Nouvelle. Les trois auteurs recensent les écrivains qui, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, se sont affrontés au mythe de la France, hérité du XIXème siècle. Se succèdent Malraux et Sartre, lecteurs de Michelet, René Char et Charles de Gaulle autour de la France résistante, Mauriac et « sa » France, celle de Romain Gary, de Jacques Laurent, de Roger Nimier, de Roland Barthes, d’Albert Camus, de Queneau ou de Vialatte… Tout est passionnant.

Et quid de Paris et du Grand Paris dans ce brillant essai universitaire ? C’est Bruno Curatolo qui s’y attaque. A partir d’un texte d’Alexandre Arnoux, publié en 1968 dans l’ouvrage « Regards sur Paris » et regroupant dix huit écrivains ayant reçu le Goncourt, l’auteur nous dresse un parcours topographique de Paris captivant. Je laisse au lecteur le soin de s’y promener.

Un mot toutefois, tiré de Georges Perec : « espèces d’espaces » ! Le Grand Paris est un territoire qui rassemble plusieurs « espèces d’espaces ». Et mon rapport se situe entre « je me souviens » et « penser / classer ».

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