Balade fluviale sur la Seine

« Dans les projets d’aménagement du Grand Paris la Seine deviendra l’épine dorsale de la culture dans la région capitale », rappelait le Président de la République lors de son discours à la Cité de l’Architecture le 29 avril 2009. Par ses berges, la Seine unit les communes et leurs usagers ; par la diversité et la qualité des équipements culturels qui la bordent, le fleuve s’impose véritablement comme l’une des artères culturelles du Grand Paris.

J’ai pu découvrir ces paysages au fil de l’eau lors d’une balade fluviale : au départ du Quai Saint-Bernard, la brigade fluviale nous embarque à bord de la navette Bourgogne en direction de l’amont du fleuve. Dès les premières minutes de navigation, on constate déjà le lien fort unissant la culture au fleuve : les Magasins Généraux, reconvertis en Cité de la Mode et du Design (conçue par les architectes Jakob & Mac Farlane), suivie par l’imposante Bibliothèque Nationale de France (Dominique Perrault), nous accompagnent vers la confluence de la Seine et de la Marne. Ici se tient Chinagora, pagode-hôtel magistralement plantée au confluent, construite par un groupe cantonais qui en fit un centre culturel et touristique unique dans les années 90, mais qui a aujourd’hui périclité au point de devenir un « bâtiment fantôme ».

La visite se poursuit aux abords de Vitry-sur-Seine, commune membre de l’association Seine-amont aux côtés d’Alfortville, Choisy-le-Roi, Ivry-sur-Seine et Orly. Ces cinq villes se sont engagées dans une dynamique territoriale volontariste, autour d’un Contrat de Développement Territorial (Seine amont Nord – Les Ardoines). Au sein de ce projet, une requalification paysagère des bords de Seine est notamment prévue, mais il est souhaitable que le MAC / VAL, équipement structurant, soit intégré à ce mouvement.

De cette visite fluviale, je retiens également l’abondance d’espaces disponibles aux abords du fleuve, mais aussi les nombreux chemins de halage qui mériteraient d’être reconvertis en lieux de promenade et de détente afin de rendre le fleuve à ses habitants.

Arrivés aux écluses d’Ablon, véritable frontière entre le Val-de-Marne et l’Essonne, la balade s’achève à contrecœur…qu’il est bon de se laisser aller au fil de l’eau !

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