« Metropolis ? Cinq métropoles en regard du Grand Paris », par Dominique Perrault, architecte urbaniste.

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Nous attendions tous avec impatience la publication du catalogue « METROPOLIS ? » de l’exposition du pavillon français de la dernière Biennale d’architecture de Venise, dont Dominique Perrault était le commissaire invité. L’Institut Français et les Editions Carré publient l’ouvrage qui fait la synthèse des projets menés par cinq métropoles françaises (Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Saint-Nazaire) en regard du projet de Grand Paris.

Je connais bien Dominique Perrault, un de nos architectes les plus talentueux, mondialement reconnu à l’étranger et pas assez dans notre propre pays. Cet homme contribue de façon éminente par son travail d’architecte au rayonnement culturel de la France tant son image est associée à la métropole : tout le monde connaît les quatre tours de la Bibliothèque Nationale de France, conçues en 1989…

Nous renvoyons à la lecture de cet ouvrage, qui, à travers le prisme d’une métropole, a priori dense, nous incite à « révéler l’ampleur de la présence du vide ». Ingénieux oxymore qui prend racine dans la comparaison entre les travaux des dix équipes de l’Atelier International du Grand Paris et les mutations actuellement à l’œuvre dans les métropoles régionales françaises citées précédemment. Partant du tangible, s’appuyant sur le territoire des métropoles, l’architecte insiste sur « la substance urbaine [qui] se constitue des vides présents entre les bâtiments » (et la met en lumière grâce aux travaux du cinéaste Richard Copans).

Questionnant sans cesse la ville (« Délimitée ? », « Vide ? », « Connectée ? », etc.) Dominique Perrault propose une redéfinition inédite de ce qu’est en réalité la métropole, et pousse ainsi le spectateur/lecteur à remettre en question une certaine vision de la densité, de la friche urbaine, des interstices.

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