Olivier Meier, directeur du festival de l’Oh !

Crée en 2001 par Jacques Perreux, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne, le Festival de l’Oh ! avait pour objectif originel de promouvoir la découverte du territoire par ses fleuves et ses rivières, tout en sensibilisant le grand public aux grands enjeux de l’eau.

De fait, le festival a eu une vocation métropolitaine, tant par sa capacité à mobiliser les communes du département (au total ce sont vingt villes escales qui participent chaque année au Festival), que par son ouverture à un public devenu fidèle et dont l’attachement au fleuve constitue la base du projet.

L’arrivée d’Olivier Meier à la tête du festival fin 2002, coïncide avec le désir d’une ouverture vers l’international. Depuis, le festival a pour tradition d’inviter chaque année un pays, un fleuve ou un « invité d’honneur », par exemple le Brésil avec l’Amazone en 2005, les femmes et l’eau en 2010 ou encore l’Inde et le Gange en 2011.

Une idée très intéressante est celle de la triple dimension du Festival :

–          En premier lieu il y a la programmation sur l’eau (le carnaval de l’Oh !). Cette programmation est sous la responsabilité du Conseil général du Val-de-Marne. Les artistes, plasticiens ou du spectacle vivant, artistes de rue, ou encore des arts du cirque, commissionnés par l’équipe d’Olivier Meier, interviennent au moyen de péniches, avec des cartes blanches, des résidences… Ces spectacles itinérants se font sur la base de plusieurs représentations et de petits modules. Le carnaval de l’Oh ! donne ainsi à voir des confrontations originales et folkloriques entre le monde de la culture et le monde de la marine ! De manière générale, on peut dire que c’est la circulation des artistes sur l’eau qui crée le ciment entre les territoires.

© Conseil général du Val-de-Marne

–          En second lieu, les berges accueillent des fêtes locales, ludiques, récréatives, placées sous la responsabilité des communes concernées. De nouvelles escales ont vu le jour au fil dans années, comme à Bercy (12ème) ou au bord du bassin de la Villette (19ème). On peut également noter la participation du Pavillon de l’Eau (16ème), espace de documentation et de sensibilisation dédié à l’eau à Paris.

–          Enfin, le festival de l’Oh ! et le Conseil général du Val-de-Marne développent une activité pédagogique remarquable, avec la mise en place d’une Université Populaire de l’Eau et du Développement Durable. A travers des cycles de conférences ainsi que des croisières pédagogiques accueillant des scolaires, ce programme permet de faire participer des institutions locales et des populations diverses à ce processus.

Le Festival est un service du département à part entière, fonctionnant de pair avec de nombreux acteurs tels que la Direction de l’Environnement du Conseil général, le Syndicat pour l’Assainissement de l’agglomération parisienne, le Service Navigation de la Seine, Voies Navigables de France, et de plus en plus avec la Direction des affaires culturelles du Val-de-Marne.

Ce festival représente aujourd’hui une opportunité unique de rendre le fleuve à ses habitants, tout en impulsant une action culturelle exigeante et de qualité. Les 12 et 13 mai 2012, je vous conseille donc vivement d’assister à la 12ème édition du festival, qui célébrera les crues et la vie du fleuve!

A mon sens, la dimension métropolitaine du Festival de l’Oh ! doit désormais être renforcée et étendue à de nouveaux territoires. Il est temps de profiter de la vertu fédératrice de nos cours d’eau, notamment à l’heure où le développement de l’Axe Seine prend forme, et où la création d’un transport public fluvial sur la Seine (Voguéo) va très prochainement émerger…

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