Renzo Piano

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Renzo Piano est l’architecte italien le plus français. Il est bien sûr l’un des plus réputés sur le plan international. Mais il a une tendresse, une attention particulière pour notre pays, dont il parle la langue à merveille et dont il connait les avantages et les faiblesses.

J’avais contribué à le faire nommer Ambassadeur de bonne volonté (Goodwill Ambassador) de l’Unesco et était intervenu quand son Directeur général de l’époque, Mr Matsuura l’en avait privé par une décision bureaucratique stupide et particulièrement maladroite.

Pour Paris, il a bien sûr construit avec Richard Rogers le centre Georges Pompidou. Pour le Grand Paris, il va construire le futur Palais de Justice, porte de Clichy, sur la ZAC des Batignolles.

Dans un magnifique article que lui a consacré  Harry Bellet, dans le Monde du 18 février 2012, je trouve cette citation: « le défi dans les années 1970 était de sauver le centre historique. Aujourd’hui il faut sauver les banlieues ». Bien sûr, il a globalement raison de s’intéresser de très près à l’architecture et à l’urbanisme des banlieues. Je ne suis, en revanche, pas certain que les banlieues soient dans une situation telle qu’il faille les « sauver ». C’est faire bon marché de l’énorme effort soutenu par les communes et beaucoup de leurs maires pour changer la donne, les soutenir, les accompagner, les encourager. Les aider oui. Les « sauver » non. Nous ne sommes plus dans cet état d’esprit de croisade.

Mais au-delà de cette petite divergence, j’admire et j’aime Renzo Piano. Je l’ai connu dans l’entourage de Robert Bordaz quand j’étais Délégué général de l’Union des Arts Décoratifs. J’avais envisagé qu’il soit l’architecte pour la rénovation des bâtiments de l’Unesco, place de Fontenoy. Et j’ai été intéressé par sa vision futuriste de réaménagement du pont de Neuilly et de l’avenue de Neuilly. C’est un humaniste élégant, subtil et intelligent, en même temps qu’un professionnel rigoureux.

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