La Fanciulla del West à l’Opéra Bastille

Un Puccini d’une modernité époustouflante. Avec Nina  Stemme, en Minnie et une mise en scène de Nikolaus Lehnhoff. Tout pour déranger un public qui réagit : sifflets et applaudissements frénétiques.

Cet opéra – qui dès 1910 –  a pour sujet la rédemption par l’amour. Le Far West attire les chercheurs  d’or qui ne sont pas tendres : belliqueux, buveurs, violents, soupçonneux, violeurs à l’occasion, du beau monde qu’il n’est pas facile de dompter. Minnie elle, sait le faire. Elle tient un salon, bordel et tripot. Sa lumière, sa foi, son innocence, sa pureté tiennent éveillé le sentiment d’humanité : Elle tombe amoureuse de Dick Johnson, un aventurier à ne pas rencontrer la nuit. L’amour naît entre les deux. Il est pourchassé par la meute, arrêté, condamné à mort et presque pendu quand Minnie au nom de l’amour, fait appel aux sentiments de tous et les amènent au pardon, à la deuxième chance, au miracle de la rédemption.

Beau comme un romance d’Hollywood que le metteur en scène installe et déroule jusqu’au clap de fin. C’est absolument génial. Nikolaus Lehnhoff a signé il y a peu un Lohengrin à se pâmer.

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